JE ME SUIS UN ENNEMI MORTEL

09/05/2008

09/05/08 - 21:02

pascal sevran est mort!! (enfin! et pour de vrai ce coup-ci)




il parait qu'il serait morte étouffée.









on rapporte même que ce serait la bite des noirs qui lui serait restée en travers de la gorge...

08/05/2008

08/05/08 - 19:13

vu sur le site des inrocks : de la merde (mais pour une fois, ils soutiennent pas)



Après plusieurs semaines d'attente et de rumeurs, la nouvelle vidéo qui illustre le morceau Stress de Justice s'est propagée sur le net comme une traînée de poudre. Ultra-violent et hautement angoissant, le clip signé Romain Gavras (réalisateur de certaines des meilleurs vidéos de ces derniers mois avec Signature de DJ Mehdi, I Believe de Simian Mobile Disco et The Age of Understatement de The Last Shadow Puppets) a littéralement fait exploser le champ des commentaires, partagé entre éloge et consternation. A l'écran, un groupe de jeunes - vêtus de blousons frappés du logo en forme de croix de Justice au dos – déambulent de banlieue jusqu'à Paris et tapent sur tout ce qui bouge : voitures, touristes, passants, police. Sorte d'Orange mécanique du troisième millénaire, l'ultra-violence à la sauce banlieue illustre à merveille le morceau anxiogène de Justice et s'inscrit à la croisée du film de Kubrick, du clip de Come to Daddy d'Aphex Twin (réalisé par Chris Cunningham) et des reportages putassiers sur les banlieues diffusés sporadiquement sur les chaînes de télévision française. Une violence brute signifiante au regard de l'engagement de Romain Gavras au sein du collectif Kourtrajmé coutumier des courts-métrages hardcores (le clip de Batards de barbares extrait de la B.O. de Sheitan reste exemplaire à ce niveau là) comme des excellents documentaires sur la réalité des banlieues (365 jours à Montfermeil de Ladj Li). Un choix plus étonnant (mais certainement très stratégique) de la part de Justice, le duo star du label Ed Banger, idole des enfants fluos jusqu'ici plutôt habitués aux déluges graphiques esthétisants des clips précédents (D.A.N.C.E. et DVNO). Le buzz est d'ores et déjà assuré : MTV a annoncé vouloir diffuser cette vidéo qui devait être uniquement réalisée pour le net, Entrevue crie au scandale et même ce vieux fouille-sauce de Marc-Olivier Fogiel y serait allé de son coup de fil chez Ed Banger pour inviter le duo sur son plateau. Une nouvelle illustration de la capacité déconcertante – et dans ce cas précis questionnable – de Justice à s'imposer de l'underground jusque dans les médias populaires, tout en récoltant le buzz - et l'argent du buzz ?
Diane Lisarelli et Pierre Siankowski
LES INROCKS.COM



quand je vois ce clip, je n'arrive pas à déterminer s'ils m'énervent plus de par leur stupidité ou de par leur arrogante inconscience. toutafois, j'aimerais organiser un autodafé public (la violente connerie n'appelle que la violente connerie, d'ouma double réaction) avce des CD d'eux, ou des copies, je ne vais pas aller en acheter un non plus. y'en a que ça tente?

06/05/2008

06/05/08 - 15:12

non mais je rêve??? vu sur le site du gouvernement :

Kylie Minogue : Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres

A la veille de son concert parisien (à Bercy) qui marque l’ouverture de sa nouvelle tournée mondiale, Kylie Minogue a été décorée par Christine Albanel. La ministre de la Culture et de la Communication a remis à la chanteuse australienne les insignes de Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres.
Saluant le talent de Kylie Minogue, Christine Albanel a rappelé les moments forts de sa carrière. Depuis ses débuts dans la série australienne Neighbours, puis la reprise du tube Locomotion, la ballade avec Nick Cave, l’album Fever, jusqu’à son nouvel opus « à la sensualité débridée » : X.
Devant Kylie Minogue, visiblement émue par l’hommage, la Ministre a conclu : « Vous aimez notre pays et notre pays vous le rend bien ».

Biographie express
- 29 mai 1968 : Naissance de Kylie Minogue
- 1986 : Elle participe à la série Neighbours qui la rend célèbre
- 1987 : Reprise de Locomotion, qui devient un tube mondial.
- 1988 : Sortie de son premier album qui inclut I should be so lucky
- 1991 : Elle change de style, passe à la dance avec l’album Rythm of love
- 2000 : Elle revient au premier plan avec l’album Light Years
- 2001 : l’album Fever connaît un succès énorme, notamment grâce à la chanson Can't Get You out of my Head
- 2003 : Sortie de son 9e album, Body language
- 2007 : Sortie de son dernier album : X
- 2008 : Elle reçoit les insignes de Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres





à quand Britney spears? avant ou après son mariage avec le président? (tiens bon, pheel, on les aura, tes signatures)

j'imagine déjà la nécro (pardon, la "biographie express") :
1991 : participe a "youpi, mickey et moi", émission éducative dans laquelle elle démontre ses talents de danseuse
1998 : sort son premier single, qui bénéficie d'un succes inébranlable (pas elle) : baby one more time
1999: sort un album qui se vent bien
2000 : tout pareil
2001: encore, je pense
2003: sort un best-of, avec de nouvelles chansons, comme TOXIC, très engagées au niveau politique (référence subtile au world trade center)
2004 : fait la morte
2005 : fait VRMT la morte : se drogue, boit, fréquente les putes (de luxe, papa a une grande chaine d'hôtels), a deux portées de chiards qu'elle se fait retirer pour mauvais comportement. se fait lourder, boit encore plus
2006 : se torche carrément, et joue à celle qui fera le plus parler d'elle.
2007 : joue les épaves, montre sa chatte aux paparazzi, se rase la tête pour faire rebelle, comme tata madonna, se torche toujours, donne un spectacle pathétique à une cérémonie non moins pathétique, se casse le talon, et fait d'une petite pétasse américaine une vraie star, grâce à son celebrissime "leave britny alone!!!"
2008 : a rendu sa petite soeur jalouse, qui se fait engrosser aussi pour essayer de lui voler la vedette. se torche toujurs, mais se moque d'elle-meme, avec une chanson réaliste sur sa déchéance.
2009 : après avoir été décorée de la légion d'honneur, et après avoir remporté un oscar pour sa performance dans "moi christiane F, 15 ans, prostituée violée", se marie avec le président de la france, au plus bas dans les sondages, qui tente de remonter, après son mariage raté avec eve angeli.

05/05/2008

05/05/08 - 20:42

elle est pas belle, la vie?

marre de positiver par ce temps magnifique? envie de déprimer, de vous sentir oppressés, voire insultés? découvrez ce site merveilleux :

dieu est amour, dieu est tolérance, PAS MOI

je vous recommande chaudement la lecture attentive de cet article, orné de tous les attributs de l'homophobe réactionnaire de base (non, non, ne vous inquiétez pas, je suis TJRS anti-GP, mais je ne suis tjrs pas homophobe), et surtout de tous les commentaires. moi j'ai pas pu, j'avais l'impression d'entendre des parodies de discours d'églises américaines qui jurent pouvoir dégayiser les hommes...



bien sûr, notre cher ami dépourvu de dignité refuse les commentaires qui n'abondent pas dans son sens? aussi vous offré-je le message que je lui ai renvoyé.


ma réponse:


"je vais essayer de faire simple et concis (de toute façon mon message ne servira à rien)

je ne suis pas du tout du genre hystérique, ou même revendicateur. mais je ne peux pas passer devant une telle somme d'intolérance grégaire et réactionniste sans réagir. (je réagis au sujet matelsom)

je suis homosexuel, et il ne me viendrait jamais à l'esprit de m'afficher en public avec mon partenaire. je trouverais ça indécent et irrespecteux, notamment pour toutes les personnes que l'on a jamais éduqué moralmeent et qui sont incapable de ne pas réprouver ce qu'ils ne sauraient comprendre.

toutefois, élevé dans une famille très chrétienne, on m'a toujours appris une chose qui est resté ancrée en moi malgré ma perte déontologique et rationaliste de la foi : il faut être tolérant. (mes parents pensaient que tout bon chrétien devait l'être). je le suis resté.

ce qui motive la suite de mon message.

qu'est-ce qui vous choque, sur cette image? que deux hommes puissent dormir ensemble sans qu'il ne soit fait allusion visuellement à aucune pratique sexuelle? vous n'avez jamais dormi avec qq1 du même sexe?

"ils sont ensemble, nous dit l'affiche... "
oui, et alors? êtes-vous à ce point immobilisés par une morale dépassée et sclérosée pour ne pouvoir tolérer l'homosexualité? (alors m^me que nombre de vos prêtres assouvissent des désirs bien plus condamnables entre les reins d'enfants innocents?) n'avez-vous jamais entendu le message d'amour de votre dieu, qui vous implorait de vous aimer les uns les autres? vous a-t-il jamais imposé une intifada ou une pudeur excessive? (on rappellera que la pudeur n'est pas le propre des création de dieu mais de l'homme lui-même, souillé par le péché...relisez la genèse)

"cette afiche fait la publicité de l'homosexuelaité", me répondrez-vous?
enfin, pitié, grand dieu, vous n'oseriez tout de m^me pas croire que l'homosexualité est une TENTATION, que tout bon chrétien pourrait craindre??? cela la placerait au même niveau que toutes les autres, ces tentations auxquelles il faut résister parce qu'on sait qu'elles peuvent apporter du PLAISIR, un plaisir coupable, parce que recherché par égoisme, mais un plaisir tout de même... ainsi, en acceptant la part tentatrice de l'homosexualité, en accepteriez vous la valeur plaisante intrinsèque? ce serait aller vous mouiller en des eaux terriblement troubles... en d'autres termes, je ne vois pas en quoi vous pourriez réprouver cette image. si elle ne vous fait pas peur, elle n'a pas à vous choquer. c'est un non-sens.

et puis tout de même... si elle vous permet d'avoir l'opportunité d'expliquer à vos enfant sans image choquante que l'homosexualité n'est que l'attirance réciproque de deux personnes du même sexe, sanq u'aucun ne porte atteinte ni à son prochain, ni à votre religion (les groupes homogay sont parmi les plus violents défenseurs de la chrétienté) la bonne entente aura tout de m^me gagné la partie. savoir qu'en france comme en Amérique on peut trouver des lobbies moralistes dignes des pires groupes extrémistes de tous bords... c'est terrifiant.

enfin, pour votre propre éducation, je vous conseillerai la lecture du médiocre mais instructif ouvrage de M. Colin Spencer, universitaire : "histoire de l'homosexualité". vous y apprendrez énormement de choses, notamment sur l'histoire de sodome et gomorhe, qui n'eut jamais rien d'un châtiment divin. vous apprendrez aussi que toute la glose médiévale qui réprouve la "sodomie" (et qui a fondé votre morale) n'entends pas exclusivement par ce terme les pratiques sodomites actuelles, mais tout acte sexuel hors du carcan du 'missionnaire dans le noir'. glissement de langage, dirons-nous. ou homophobie historique, assortie d'une déformation volontaire des textes (surtout dûe à une xénophobie certaine,qui fit condamner les sodomites pour s'opposer à ses voisins sodomites et les discréditer. lisez spencer, c'est réellement instructif)

enfin, sachez que la sodomie, si c'est là tout ce que vous reprochez aux homosexuels, n'est pas une tare : certains homos n'y recourent jamais, ou presque (j'en fais partie). et elle est même bénéfique : des études prouveraient que cette pratique permet d'éviter de contracter des maladies comme le cancer de la prostate! si c'est pas merveilleux, ça"!



n'hésitez surtout pas à lui pourrir son forum ou ses pétitions, c'est normal... moi je dénonce déjà à la Halde, faute de meiux, et j'attends d'autres idées d'organismes. je vous invite aussi à en faire autant.

04/05/2008

04/05/08 - 18:38

NADJA EST MORTE, VIVE NADJA

De Nadja, je n’ai pas retenu grand-chose, si ce n’est la difficulté de comprendre son semblable, a fortiori lorsqu’il cherche à ne pas pouvoir l’être. Ou si peu. Ma plus grande redécouverte, en lisant et relisant sa rencontre contingente avec cette femme subrepticement indispensable, ce fut le ‘démon de l’analogie’. Et dieu sait que ce démon est envahissant depuis que je suis un des ‘heureux élus’.

Il m’a parlé de ce jour, lui. Du jour où l’homme, et pas le cheval, a redéfini sa perception des choses, hors de tout dialogue, si ce n’est celui de la violence ; un dialogue qui marche toujours en différé. Un dialogue de sourds, ou de malentendants. Un dialogue de cécité, hors de l’entendement, provoqué par deux individualités incompatibles, hors du champ de leur perception. Pour une fois, le matérialisme avait gagné ; il avait redéfini l’essence, sans même avoir recours au sens.

En l’occurrence, ce jour-là, ils étaient trois. Trois et lui. Un dialogue monologué, une réponse accessoire, et un poing tendu, accompagné d’une canette (cette même canette de soda qui nous sert de référent textuel depuis une semaine. A ceci près que la canette, loin d’être un défi intérieur, devenait une agression extérieure). Il m’a raconté les coups, désorienté, le sang, la réplique, la pluie, les fenêtres de la voiture maculées, les côtes brisées et les voyageurs impuissants, ou indolents. Le bétail. La chemise retirée, tamponnée, et imbibée. Le champ de bataille, les minutes étirables, et les coups, toujours et encore les coups. Même après ça.

Pas de quoi pavoiser. Et pourtant, en sortant de chez lui, je me sentais oppressé. Pour moi, le métro n’a jamais été un lieu de conflit. Il fut d’abord le lieu de la cité, accessible et obligatoire aux moins favorisés, une sorte de préfiguration réaliste de toutes les projections les plus pessimistes de la science-fiction futuriste. Puis il s’est mué en autel de l’indépendance : le symbole d’une liberté certes relative, mais accessible, et illimitée dans son espace des possibles. Enfin, l’habitude venant, la lassitude lui a ôté ses attributs projectifs. En tout état de cause, il n’était pas le lieu de l’agression.

Il le devint en quelques minutes. A peine entré dans les couloirs, les murs carrelés m’étouffèrent. Ils étaient devenus agressifs, eux aussi Tout se convertissait en danger potentiel. J’étais en sursis. Psychotique en sursis. Hystérique en filigrane. La rame pris des airs de tombeau, ou plutôt de mausolée, à la fois solennelle et insignifiante. Mais bruyante. Et dangereuse. Une crypte pop.

Le silence se brisa alors que je commençais à sortir de ma stupeur : Oberkampf, un cri retentit, après l’ouverture des portes : « appelez la police ! ». Rien d’autre. L’injonction a de quoi surprendre. Un cliché angoissant, dont on sort en ne sachant pas s’il faut rire ou s’inquiéter. Rien d’autre. Plus un bruit. Et la rame qui ne redémarre pas. Les passagers se massent à chacune de ses sorties, des têtes se hasardent, sans aucun bruit. Regards interrogateurs. Ils sortent de leur torpeur habituelle de passagers pour teinter leurs visages de stupeur.

Toujours rien. Je me tâte. J’hésite entre deux manques d’humanité : l’indifférence parisienne, acquise plus vite que je ne l’aurais imaginé, et la curiosité malsaine, qui a déjà poussé le quart de la voiture à sortir pour aller se repaître du triste spectacle d’une situation désespérée. Le train ne repartant pas, je me décide à rejoindre République à pieds, tout en profitant (la nature ou la curiosité me l’intiment) du trajet pour jeter un coup d’œil dans la voiture devant laquelle une petite foule se masse déjà.

Je dépasse la première voiture, sous le regard des passagers eux aussi sortis pour satisfaire leur curiosité, et j’arrive devant la seconde, la bonne, sans rien remarquer. Puis je vois le sang. Partout. Le sol est rouge, il a même giclé sur les murs. Les gens discutent, mon esprit est déjà ailleurs, je ne les écoute pas, je les dépasse, et je me demande si je vais remonter ou suivre ma route. Dans le wagon, je ne vois pas de corps, pas de blessé réconforté, pas de sang sur quiconque. Il semble que l’agressé et l’agresseur soient déjà partis. A moins qu’ils ne soient qu’une seule et même personne. Le conducteur s’entretient avec un passager en pull orange (personne n’aurait l’idée de mettre en scène cette image avec un pull orange, pensé-je alors). Puis la discussion finie, la masse grouillante se rue sur les portes ouvertes. J’hésite, mais je reste sur mes pas. Je suis d’ailleurs devancé.

Je repère les tâches sur le sol. Visiblement, le blessé est bien parti. On peut le suivre à la trace. Comme dans le port de Paimpol un dimanche matin. Il a semé des miettes de sang, comme s’il souhaitait retrouver ses traces. Le sang me devance, lui aussi. Il emprunte les marches que je gravis, il bifurque avant moi, jusqu’aux escaliers que je prends avec lui. Arrivé à la sortie, et à ce continuel dilemme entre numéros pairs et impairs, je décide de lui fausser compagnie, au cas ou il se serait arrêté quelque part pour appeler un autre sang. Il prend les côtés pairs, je sors face au 121. A peine le temps de regarder le chiffre qu’une voiture grince sur la route, trois policiers archétypaux en civil en sortent, qui courent dans la bouche ouverte. J’hésite à leur conseiller de suivre les marques du petit poucet, mais je pense qu’il est déjà trop tard. De toute façon, ils arrivent trop tard. Non pas qu’ils soient incompétents, il est même surprenant de les voir arriver si vite. Mais s’ils arrivaient à temps, ça n’aurait plus de sens. Il faut que leur arrivée soit vaine, sinon le scénario pêche par simplisme conciliant. Donc ils arrivent trop tard.

Et moi, sur le trajet de République, je me demande ce qui a pu conduire le démon de l’analogie à moduler ainsi ma journée. Je n’aurais pas dû entendre le récit du garçon, puisque je devais déjà travailler chez moi à cette heure-là. Je n’aurais ainsi ni extrapolé, ni même assisté à ce tour de passe-passe en polychronie… le passé sans objet s’est objectivé devant moi, alors même qu’il n’avait aucun rôle à tenir. Une demie-heure, un seul thème, trois illustrations, passé, présent et futurité mêlés dans un espace des possibles incarné dans mon seul esprit. Le démon de l’analogie.

En passant devant un café délabré, j’ai scruté l’intérieur pour y voir Nadja, mais le démon n’était pas là.


02/05/2008

02/05/08 - 18:24

SUITE : ENTRETIEN : « Donc, à vous relancer : sur quels fondements feriez-vous oeuvre ? »



A priori, sur le renouvellement. Ça me semble être une assise nécessaire et évidente. Quoiqu’elle ne puisse pas être exactement érigée en règle. D’une part parce que la nouveauté n’est ni vérifiable, ni synonyme de qualité, et parce que la répétition peut à la fois être meilleure que l’improvisation, ou lui donner un sens autre, ou même en acquérir.

La qualité est le deuxième mot qui me vient. Mais ici aussi, le problème est de taille. Comment la définir, et comment faire si on est obligé de s’en remettre à cette intelligencia malhonnête qui se repait déjà de sa suffisance acquise et vissée.

Viennent ensuite le sens de l’œuvre, et sa façon de se définir, ou de définir le reste. Mais ici aussi on ne peut ni légiférer, ni estimer, ni circonscrire à cette règle.

L’esthétique peut être un critère, également.


DE fait, il me semble plus logique de définir non pas l’œuvre, qui est a priori en perpétuelle (re)définition ; mais ce qu’elle n’est, ne peut et de doit pas être… de là toute la difficulté de définir l'oeuvre. surtout quand on sait ce qui découle d'une telle définition, dans le champ culturel (champ bourdieusien)

01/05/2008

01/05/08 - 21:06

Saint Cadinot est mort, nous dit la page d'accueil...


répondent les fans assumés de son "grand talent", et les moins fans. En ne cadrant, bien sûr, "l'hommage" que sur ses ineffables talents de conteur, sur son talent inimitable d'artiste...


Pour moi, un hommage à cadinot, c'est pas too much : c'est déplacé, vulgaire, inconsistant, incohérent. c'est une insulte à toute notion de bon goût, voire d'esthétisme.

"l'exception culturelle française"? ben voyons... et Ovidie, c'est le pendant de Sophia coppola? Ian Scott : oscarisable?? ça reste du cul (et du cul pas très bandant, pour moi). l'exception culturelle française, c'est une expression que l'on emploie essentiellement pour le SYSTEME de production de notre culture. nous sommes le seul pays au monde à bénéficier d'une culture un tant soit peu indépendante, parce que favorisée de par son système de subventions. Après, les produits qui en ressortent ne sont pas une "exception", bien au contraire, ils sont peu originaux, pour la plupart, et sans ambition. ils contribuent juste à concrétiser une certaine identité artistique nationale.

pour moi, le cul n'entre pas dedans. pas tant qu'il ne cherche sa valeur qu'intrinsèquement. DOnnez-moi du Pasolini, et osez parler du cul comme un art, là je vous suivrai : il ne fait que servir le réalisme ou l'onirisme de ses films. de là à se tripatouiller devant le talent d'un pornographe qui a tenté d'insuffler un relent de scénario à ses productions de cul, en encensant ses talents de "cinéaste", faut pas abuser non plus.

"photographe et cinéaste". et puis quoi encore? c'est pas parce que Clara Morgane présente une émission de boules qu'il faut, comme DATAPRESSE, la considérer comme "journaliste"... sinon on peut considérer que nos photoshopeurs et autres photoamateurs du site sont de talentueux artistes... ou va t-on.

dans 2 jours, on verra quoi, sur cette page d'accueil? un extrait d'un film de Bel Ami? ce serait tellement dans le même ton... l'exacerbation de la sexualisation des corps glabres et à peine développés, la normalisation des penchants "éphébophiles", comme se plaisent à pérorer certains parmi vous, comme si en cette fin de décennie, il se voulait de bon ton de ne vouloir plus courtiser, comme dans la ROme antique, que de jeunes minets impressionnables pour leur démonter le cul et ainsi assoir son statut de vieil acculeur à succès...

ET puis pourquoi pas développer tout un courant esthétique de la prostitution de jeune garçons? pour rappeler de bons souvenirs aux plus voyageurs de nos pervers pépères qui sont allés assouvir leurs pulsions dans des pays moins regardant sur le sujet? Aaaaahhhh, mais j'y pense, c'est vrai que c'est déjà un peu le cas de certains des films de notre cher "artiste de talent" décédé plus haut... déplacez le cadre, ramenez-le dans un pays ou les moeurs sont moins encadrées, assaisonnez de jeunes garçons au sortir de l'adolescence, encore duveteux, et vous obtiendrez...? un pur produit dégradant visant à satisfaire les pulsions névrotiques de vieux pervers en mal d'amour, en fin de jeunesse, désespérés à l'idée de ne plus pouvoir bientôt consommer de corps si jeunes qu'ils auraient pu les engendrer eux-mêmes...

des êtres perdus, dont la seule obsession devient celle de voir, sinon de consommer des corps juvéniles, à la maturité incertaine, voire retardée, comme si la consommation de ceux-ci pourrait enfin leur apporter l'estime d'eux qu'il n'ont plus, ou la vigueur qu'ils ont perdus... mangez le cerveau de votre adversaire tombé, vous en aurez l'intelligence, dévorez ses couilles, vous en aurez la vigueur? consommez-les jeunes, et retrouvez ces années que vous avez perdues...



Alors non, pour moi, faire un hommage à un pornographe, quel qu'il soit, ce n'est pas seulement inepte, c'est inaproprié, vulgaire et terriblement grégaire.

Bienvenue dans le règne de la méculture sacralisée.

28/04/2008

28/04/08 - 19:38

douce france...



au pays des droits de l'homme, on a commencé à parler de "tests d'A-Dé-Hèyne" il y a qq temps, pour empêcher les immigrés de ramener odieusement tous les enfants qu'ils pourraient croire d'eux, alors qu'ils seraient de leurs beau-pères, pères, oncles, amis, frères, ou que sais-je encore. le droit du sang. une question de fierté, de contrôle, de sûreté...

un peu avant, on en avait parlé pour les mêmes raisons de sûreté, pour ficher (encore) les gens qui ne comprennent pas que leur liberté s'arrête à l'endroit ou leurs comparses leur disent "non, je ne veux pas que tu m'arraches un oeil pour me pénétrer l'orbite avant de me couper les seins". question de contrôle.

Et puis finalement, il s'avère que le dispositif n'est pas infaillible.
on peut violer, persécuter, torturer, et tuer (en plsu de voler) sans être inquiété...

conclusion bête et méchante : en France, on vous préfère encore sadique, violeur et pervers, mais FRANCAIS.

26/04/2008

26/04/08 - 11:58

j'avais jamais remarqué avant...


mais il y a un subtil message subliminal, dans chaque sampler des INROCKS...



ça dit "ne m'achète plus, ducon!"

25/04/2008

25/04/08 - 21:49

pensait-il qu'il mourrait, en s'enfonçant une fourchette dans l'oeil?




"Avoir envie de me voir serait prendre conscience du danger de la mécanique de la tragédie grecque, cette merveille implacable qui pousse les héros à se salir vainement du sang des autres en sachant inconsciemment qu'il leur faudra mourir d'avoir été eux-mêmes, d'avoir été celui qu'on voulait qu'ils soient. Ou même d'avoir été le jouet des dieux. comme cette histoire de dieu africain qui chevauche ses adorateur pour les faire céder à leurs instincts grégaire, au çA qu'ils réprouvent, et leur permettre de sortir d'eux même alors même qu'il les y emprisonne.

avoir envie de me voir, ce serait commencer à modeler un sentiment, un embryon d'affect qui se boursoufflerait peu à peu jusqu'à étouffer son créateur, en obstruant toute autre possibilité que l'assouvissement du sentiment devenu passion; ce serait vider le fleuve en pensant que la pierre qui bouchait l'enchevêtrement de branches n'était qu'un élément sans importance de l'édifice branlant. ce serait céder à une facilité séduisante qui cache bien pire que son revers. on en revient aux mythes et traditions premiers. celui de la fée médiévale, qui attire à soi avec de belles promesses pour mieux emprisonner sa victime -son amant- dans le piège de son amour innocent (jolie métaphore que celle-ci, et ceux-là qui n'en avaient même pas conscience...). l'enchanteresse de la tradition nordique, si jamais elle existât vraiment.

avoir envie de me voir, ce serait se placer au delà du raisonnable. ce serait être humain. ce serait se condamner avant même de fauter. l'histoire du fruit plein de pépins.

alors qu'avoir envie de ne pas dormir seul, n'est-ce pas le meilleur moyen d'être immunisé dans la faiblesse démontrée? le moyen de se cacher derrière un voile fin pour dissimuler les toiles chamarrées et orgueilleuses de la démonstration...





qui est la folle rigolarde qui tue des enfants? un mythe ou une légende trop terrifiante pour qu'elle appartienne encore à la réalité, cachée derrière ses barreaux? les légendes ne sont que cela : l'histoire d'une pérennité acquise dans le silence et le mensonge, par joie de dépasser le cru, l'inimaginable, et l'acceptable. c'est ainsi que sodome et gomorhe deviennent le paradis des homosexuels, lorsqu'ils n'étaient que celui des sodomites.

celui qui marche reposé entre les fous ne contemple que le spectacle de sa propre détresse enchaînée. le pire, dans cette histoire-là, c'est qu'il ne peut un jour s'empêcher d'en sourire ; le jour ou il a saisi qu'il a perdu. qu'il avait perdu à partir de moment ou il avait pu penser que les chaînes suffiraient à retenir la détresse. Qui irait penser à renforcer le sol, pour empêcher les chaines de s'en arracher sans difficulté? sûrement pas celui qui en avait scié les joints auparavant, dans l'espoir de les voir céder au moment le plus déchaîné de sa folle colère. le fou ne sort jamais de son isolement, il ne fait que le survoler le temps d'une extase, jouissant du plaisir de ne sentir glisser sur lui que les extrémité des phalanges de ses congénères. jusqu'à ce que l'extase, comme les hormones, retombe. plus dure sera la chute.

de quoi te plains-tu? Orphée n'a revu son cauchemar se répéter que dans ses rêves. dans leur clémence pour le Poète, les dieux lui ont accordé de ne subir qu'un supplice passager. A lui alors de le faire durer à l'envi dans ses souvenirs. son drame, ce n'est pas sa situation, ce n'est même pas la théocratie ; c'est lui-même. tellement lui-même que dans certains mythes, le narcissisme le pousse à s'amouracher de jeunes figures de lui-même, préférant accepter n'importe quel sort plutôt que celui d'amant malheureux. Malheureux, c'est indubitable, puisque cette version du mythe consume son essence tragique : il finit déchiqueté entre les doigts des harpies, jalouses de son pouvoir de séduction. Parce qu'il ne faut pas oublier que ce petit enculé n'était qu'un affreux manipulateur sans scrupule, et à l'ambition démesurée. un petit salopard à la Rimbaud, en somme.

Alors que d'autres condamnés sont tellement plus beaux dans leur supplice inhumain; tellement plus fort dans leur éternelle impuissance ; après avoir gouté au plaisir du pouvoir extrème, orgueil démesuré réservé au çA, à l'inexplicable, aux dieux vautrés dans leur impossible suffisance, dans celle du pouvoir des croyances et des phobies irrationnelles. Tantale, Sisyphe, Prométhée... en voilà de beaux condamnés (si la photo est bonne), en voilà, de grands, de forts suppliciés, de vrais torturés. les voilà, les vrais romantiques. et qu'on ne me parle plus de ce poète à la petite semaine qui séduisait Dieux et enfants de son bon vouloir, pour obtenir tout ce qu'il voulait. Tout ce que son esprit ne lui a pas ôté, dans un dernier soubresaut de décence. Parce que ce n'est pas l'esprit qui torture, c'est la conscience morale, celle qui le modèle alors qu'il tente de s'en défaire."

16/04/2008

16/04/08 - 23:04

quand t'as d'la peine, pense aux kurdes aux tchétchènes...

mon mec m'a conseillé ce site ; il avait raison de le faire :

[www]

exemple : "Aujourd'hui notre voisine a ramené des quadruplés de la maternité. Mon fils de cinq ans a demandé combien ils allaient en noyer. J'ai enfanté un monstre. VDM"

15/04/2008

15/04/08 - 22:47

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"Nous ne sommes que des trous du culs fiers et puants qui exhalent une odeur d'autosuffisance écrasante de superbe. Des oeufs pourris qui se complaisent dans le bain de leur coeur passé, qui le prennent pour un métal précieux parce qu'on ne leur a jamais décrit celui-ci que sommairement. [...] C'est au pied de nos médiocrités que nous les trouvons les plus resplendissantes. Qui serait saisi du spectacle de son inconsistance, quand tout ce qu'il voit ne transparait qu'à travers le spectre de son incomplétude? Personne, et sûrement pas celui qui a érigé son ignorance en norme."

15/04/08 - 22:22

mots

corde
métro
train
toit-trottoir
mort-aux-rats
ciment
ligne à haute tension
rasoir
couteau
tesson
pilules
javel
fleuve
baignoire
fenêtre
mains
ciseaux
électricité
revolver
sabre
mécanisme
cerveau
employé
nettoyeur

14/04/2008

14/04/08 - 21:22

CHOUPINETPOUPETTE ET PHEEL ONT FORME UN GROUPE


vous pouvez les écouter ici:
[www]/album/69318
moi j'adore, tout particulièrement t'enflamme pas pétasse, ou petit pédé. Avec une mention spéciale à cheval.

le site, c'est là:
[www]

09/04/2008

09/04/08 - 21:55

vous avez déjà tous eu à subir cette horreur de mauvais goût dans les transports en commun.


(extrait de l'atroce campagne de publicité
de la sainte patronnes des folles désoeuvrées,
cprght de je-sais-pas-qui-et-je-comprendrais-qu'il-se-cache)



ils ont oublié la légende:

"il n'y avait que les semi-remorques qui ne m'étaient pas encore passé dessus, j'attends."

09/04/08 - 20:32

M. Lee était un canular, on le sait.

(cf : ha ha ha, qu'est-ce qu'on se marre...)


Mais les meilleures blagues étant les plus courtes, et ne croyant pas au comique de répétition... peut on croire que thomas beatie est enceint?

AEROPHAGIE?

08/04/2008

08/04/08 - 23:29

réponse ou énigme?



jérémie est de retour.

06/04/2008

06/04/08 - 22:53

j'aime bien wolgang tillmans

mais j'ai pas envie de me faire chier à charger plein de photos, et je trouve pas ma préférée. alors si ça vous plait, cherchez vous-même. la mienne, c'est celle qu'il a prise dans un avion, avec un plateau repas, et une bite à la main.

[www] (ça c'est pour les obsédés chroniques)

[www] (ça c'est pour aller voir un peu plus loin)

06/04/08 - 22:35

like Loulou says (on her handkerchief),

"I have been to hell and back, and let me tell you, it was wonderful"

i hope i'll be able to say it soon.

06/04/08 - 22:31

GLOBALIZATION IS NOT SOME NEW CONCEPT

 

-et si on faisait un pendu?
-oh oui, mais qui est-ce qu'on tue?
-on n'a qu'à se frapper; le premier de nous qui hurle de douleur est le pendu.
-si l'un de nous triche avec une arme, il est disqualifié et pendu. ok?
-ok
-ok
-ok
-ok
-ok

à mon enterrement (ou plutôt à mon enfumage), je ne veux pas d'oraison, de messe ou de discours. je veux que mon départ soit une playlist. on commencerait par "streets of philadelphia", on poursuivrait par "smile like you mean it" des killers, et par divers chansons de pram, smog, mùm, sébastien schuller... je n'ais pas encore arrêté précisément mon choix.

la seule présence religieuse serait un poster de l'exorciste, reproduit à la taille de ces grandes affiches des champs élisées, devant lequel s'élancerait une petite fille qui cracherait un slime orange par grandes gerbes toutes les 10 minutes, avant de partir d'un grand fou-rire à la fois terrifiant et entrainant.

à la fin du service, on laisserait les gens dans la salle sans avoir le droit de parler durant une bonne demie heure (s'il le faut, j'examine l'idée de leur imposer le port du scotch sur la bouche). à la suite de quoi des hotesse habillées comme celles d'air france dans les années soixante, et avec les gants des vieilles de "c'est du propre" -mais le tout en noir- feraient leur entrée et répèteraient un discours déjà écrit par mes soins, parodiant celui des départ en avions, avec un sourire radieux comme dans les pubs pour le dentifrice ou les chewings gums recommandés par l'AFSB. au moment de parler des masques à oxygène qui tombent du plafond, des cordes de pendus tomberaient du plafond, pendant qu'elles diraient que ces cordes sont à la disposition de tous ceux qui veulent suivre le mort dans son périple; sans oublier de préciser que c'est aussi faire une affaire, parce que le four est loué à la matinée, et que l'on ne regarde pas au rendement...

une fois mon corps brûlé et les boules concassées en cendres, on suivrait la recette de mon gateau préféré, le gateau christine, en remplaçant la farine par mes cendre, et tout le monde en mangerait pendant qu'une voix comme dans les trams dirait: "tenez et mangez-en tous, car ceci est mon corps, livré pour vous. vous ferez cela en mémoire de moi", en boucle, sans s'arrêter.

une fois le gateau consommé, libre aux invités de me régurgiter s'ils le souhaitent. des cuvettes seront mises à disposition avec au moins 3 méthodes différentes pour réussir à se faire vomir.

de bien jolies choses... http://www.exterface.com/work.htm